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- Info
Expostition photos Juillet 2010
Cette année encore, la Maison de la Vie Associative accueille 5 photographes, et pare ses murs de leurs créations. C'est gratuitement que vous pourrez errer dans ses salles, et échanger dans une ambiance chaleureuse avec les artistes.
Serge ASSIER
PORTO, FENÊTRE DES SUD SUR L'ATLANTIQUE
"Il est des villes qui nous invitent, nous obligent même, à les fixer
sur la pellicule...Porto...Ville atlantique, elle trempe ses pieds dans le fleuve...Mais la
ville est aussi une fenêtre ouverte vers le sud, promesse d'aventures,
de chaleur et de bonheur.
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Serge Assier l'a bien senti dès sa première visite et il a
immédiatement
compris qu'il devait revenir dans cette ville aux toits d'argile et aux
œils-de-bœuf saillants, où le passé pèse et l'avenir se devine. A
l'exemple de tout son travail d'auteur, il photographie sans commande
et sans compromis; il part tôt le matin et arpente inlassablement la
ville à pieds? Sans parler la langue, il interpelle les gens qu'il
croise et s'en
revient, le soir, la tête pleine d'histoire et de photographies.
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En cherchant la ville, en cherchant le sud et soi-même, il porte avec
lui d'autres villes... Histoires de villes. Histoires de gens. Histoires de la photographie."
Tereza Siza
Claude RUIZ
LES TERRES DU HAUT
J'ai connu Antonia, Marius, Pierre et Albert. J'avais un profond respect pour ces gens que les "terres du haut" ont usés comme des cordes que l'on a trop tirées.
Entre Fay-sur-Lignon, appelé "Fay-le-Froid" et le mont Mezenc, où
les chemins de terre se perdent dans les broussailles, où les longues
routes mènent sur les plateaux ventés, où le gris du ciel et le
brouillard se confondent à en envelopper les croix de granit et les
toits de lauze, l'odeur du bois que l'on brûle dans une cheminée
rappelle que la vie continue. Cette région de la Haute-Loire j'ai voulu
la photographier avec pudeur, pour faire partager mes souvenir et
voyager dans le temps, comme si l'on feuilletait un album avec des
repères immuables qui m'ont guidé au travers des récits familiaux.
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ERIC JOURDAN
DESPEDIDA
Aixois de naissance et Barbentanais de cœur, Eric Jourdan a depuis toujours l'image dans l'œil. Le grain de folie pour objectif. Le talent argentique dans l'iris du regard qu'il a su peaufiner, quatre ans durant, à l'école de photographie sise à Vevey (suisse)...
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Cet alchimiste de la lumière n'a eu de cesse d'être
fasciné par une tradition controversée: la tauromachie...Capturer le
silence assourdissant de ces hommes, comme Richard Milian, qui, avant de
pénétrer, en éclair vivant, dans les arènes d'Arles ou de Nîmes et
mener le combat d'une vie ultime, vont défier en public leur propre
mort... Mort solaire qui les encercle déjà. Les attend ici ou là... En
l'espace de quelques clichés, Eric Jourdan a replié l'air d'un moment
antiphysique pour le restituer en images. Et l'offrir, aujourd'hui, aux
regards croisés des visiteurs.
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André PARRA - Pierre GONDARD
LA HAUT SI
André Parra et Pierre Gondard se fixent pour objet d'explorer la relation entre les matières et dépasser l'évidence du contenant/contenu.
Dans leurs différents projets, le fer et la photo
refusent de rester à leur place et entrent dans un rapport de
fusion propice au renouvellement du regard. Transgresser le bords, se
poser la question de la limite de ses normes, de la frontière et de ses
bornes, en jouant avec la source d'inspiration inépuisable offerte par
l"association du métal et de l'image, voilà l'axe majeur de cette
fraternisation artistique.
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Six photos interprétées par le fer, six pièces témoins de convergences multiples: rencontres d'humain à humain, de nomades à sédentaires, du photographe à une ville, une tour, une architecture et ceux qui vivent dans son ombre au creux de ses racines, Pierre Gondard rencontre ces visages et une tour, la CMA/CGM. L'art du métal d'Andrée Parra agit comme un révélateur. Il confère à l'instantanéité du cliché, le poids d'une vision.
Robert ROCCHI
REFLETS: DE L'IMAGE A L'HAÏKU
Seule la photographie a la faculté de figer en une image un instant du temps qui passe. C'est particulièrement vrai pour un reflet qui disparaît aussitôt qu'apparu, mais qui, saisi, demeurera visible et propice à l'imagination ou au rêve.
Image, imagination, magie de l'image fixée.
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En littérature, il existe un procédé photographique. C'est l'haïku,
un petit poème japonais de 3 vers (5+7+5 syllabes) qui exprime des
sensations plutôt que des réflexions.
Comme un croquis pris sur le vif, comme un
polaroïd, le haïku exprime l'instant avec des mots simples, en lui
donnant l'intensité d'un moment éphémère puisque l'éphémère c'est ce qui
caractérise le mieux la vie.
Et pour inspirer un haïku, quoi de mieux que qu'un reflet saisi au
hasard. Il m'a semblé qu'en accompagnant l'image d'un haïku, cette
faculté de fixer l'instant est encore accrue.
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Le mot rejoint alors l'image pour suspendre le temps, l'espace d'un regard... le regard du visiteur.
Textes et photos
Robert ROCCHI
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